« Comment tuer, à coup sûr, un réseau naissant : » (Part 1/4)

Une fausse impression de facilité 

 

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Tous ceux qui participent aux salons d’entrepreneurs ou de la franchise, ici ou là, ont en tête des concepts qui ont disparu aussi vite qu’ils sont apparus.

 

En complément de ces concepts individuels éphémères, on a pu assister à la naissance de véritables marchés « effets de mode », pour ne pas parler de « coup », qui ont rapidement quitté les écrans radar. Certains, au passage, ont mis nombre de franchisés en sérieuse difficulté (les exemples sont connus) !

 

J’ignore s’il existe en France des statistiques sur l’espérance de vie d’un réseau. 

 

Il est pourtant essentiel de s’interroger sur les raisons qui font qu’un réseau perdure ou disparaît ; si on est candidat pour devenir franchisé, pour ne pas s’embarquer avec un réseau mort-né ; si on est futur franchiseur, pour ne pas envoyer son enseigne et des franchisés potentiels dans le mur.

 

A la lumière de nos expériences et des rencontres que nous faisons régulièrement, nous pouvons raisonnablement souligner quelques erreurs majeures que, consciemment ou non, peuvent commettre les jeunes réseaux au moment de la « franchisation » de leur activité et dans les 24 – 36 mois qui suivent le début de leur activité en franchise.

 

On constate, en définitive, que peu de ceux qui souhaitent devenir franchiseur ont une vision « juste » des principes à suivre pour ne pas sombrer quelques années après le début de leur développement.

 

Il est surprenant de constater que la franchise apparait pour beaucoup comme un moyen simple de se développer et comme une manière de créer de la richesse (la leur, a priori), à bon compte.

 

Cette fausse impression de facilité est à l’origine de nombreux échecs de têtes de réseau et, malheureusement, parfois de franchisés ayant été embarqués dans l’aventure.

 

Cette impression de facilité vient de l’idée, rencontrée régulièrement, qu’il « suffit » d’avoir un contrat plus ou moins bien ficelé, un concept bien « marketé », un DIP plus ou moins complet et un modèle économique plus ou moins validé pour séduire des futurs « partenaires » franchisé ou investisseur qui, tout aussi imprudents, se laissent embringuer par mégarde ou naïveté voire - c’est moins noble, par l’excellence commerciale de la tête de réseau.

 

Cette fausse impression est à l’origine de nombreux déboires ultérieurs et ne fait que renforcer les effets des points qui suivent (dans les articles ultérieurs), lorsqu’elle n’en est pas à l’origine !

(Article 2 : « Une mauvaise notion des besoins financiers », à paraitre le 14/10/2016)

 

JL Fumey, Avenir Franchise / Devenir Franchisé

 

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